Allez garcons, chargez mitraille. Tous sur le pont pour la bataille,
et par la poudre et le canon nous montrerons à l'ennemi
que toujours est debout le corsaire de Bien-Assis
Sous les remparts d'un chemin d'veille
Captaine Francois appareille.
Le cap à l'ouest ou au levant
Il croise en Manche par tous les temps.
Il fut un homme de biens-assis,
avait château et terres aussi.
Il préféra laisser les terres
et choisit d'écumer les mers.
un peu brigand , un peu pirate
pour la Bretagne corsaire aussi
face à l'anglais gagna sa gloire
au nom de captaine Francois
Nous sommes corsaires de la Bretagne,
parfois pirates et c'est ainsi.
Nous sommes des gueux, nous sommes des rois,
aux ordres du capitaine François.
Larguons les ris dans la misaine
et qu'aucune voile ne faseye.
Tirons nos bords dans la bouscaille,
tendons nos rets pour la bataille.
Et par nos haches d'abordage
et par mousquets et par courage
nous gagnerons , par la grand hune ,
par pilleries belle fortune
François du Quélenec de Bien-Assis, corsaire breton
Source: Bibliothèque numérique de Rennes - Revue de Bretagne et de Vendée - tome 5 - Le commerce et la féodalité en Bretagne, page 444
Au clair de ma plume
Un ensemble de textes et poèmes dédiés à la bretagne et à la mer. Ces textes attendent un musicien capable de les faire vivre.
vendredi 17 mai 2013
jeudi 25 avril 2013
On l’appelait la Jeanne
On l’appelait la Jeanne, un peu affectueusement.celle qui, pour un profane, n'était qu'un bâtiment,
un croiseur de bataille comme il y en eu tant d'autres,
une longue coque acier, une couleur gris argent,
Mais pour tous les matafs, le rêve était tout autre.
la jeanne entrant en rade évoquait l'Orient,
la mer des sargasses, les atolls et les côtes,
les rivages lointains, les pays du levant.
Elle fit tant de campagnes, et tant de tours du monde,
portant notre présence au coeur des évènements,
et sur les mers du monde forma nos aspirants.
On l’appelait la Jeanne,ce bon vieux bâtimentqui quitta l’arsenal il y a cinquante ans.et porta l’oriflamme sur tous les océans.
Le porte-hélicoptère "Jeanne d'Arc" a été lancé en 1960 et retiré du service en 2010.
Bâtiment-école, il emportait pour un tour du monde les élèves officiers de marine.
Il a effectué au cours de sa carrière plus de 3 millions de kilomètres, soit 9 fois la distance de la terre à la lune.
mercredi 24 avril 2013
Per krajono kaj fosilo
en honoro de René-Guy CADOU
en tiu nebula lando li naskiĝis.ĉielo kaj pluvo eterne miksiĝis.en la kameno brulas la sektorfo,eksurteriĝas en la mateno sunon .
li volupte flaras odorajn matenojn,odorojn de blatojn, de freŝan gudron,li admiras barĝoj sur la pajlo,aŭskultante maleojn de la ŝip ĉarpentisto.
Li forkuris la urbon, pro ĝiaj simbolojelektis la marĉoj, maro de brierejuloj [1].Ĉi artefarita vivo ne fariĝos sian,li nune ekvivos per lia pasio.
Li havis en sia koro natura aspiron,en siaj fingroj skrivantan deziron,premante kontraux la koro siajn kajero kaj krajonontenante inter la manoj sia spato.
Li kredis en sia destino, semantis paŝtejonkaj elektis sian vojon per la forto de skribo.kombinante tra la verbo kulturecon kaj kultivadonli manipulantis per pasio la spaton kaj la plumon.
Notes
[1] La Briero (aŭ granda briero) estas grandega marĉo en la okcidenta de la Francio
samedi 20 avril 2013
Aŭskultu bone, knabineto
Aŭskultu bone, knabineto,kiel ondetoj plaŭdas,kiel la vento bruetas,kiam lande li blovantas.
Se vi kapabla estasaŭskulti aŭ aŭdi,fabelojn vi ekscios.ekde pasintaj tempoj ili venintas.
La vent’ diros vin kialĝi blovas trakampare,kial karesi la genistojn,kial kurbigi la uleksojn.
Glitantas super la maroĝi blovplenigas velojn,puŝante ŝipetojnpreter la horizonto.
Ĝi diros vin same kialĝi kelkfoje stormaskaj kun sia blovograndiĝas ondojn.
Sed hodiaŭ la vent’ne estas atakema,ĝi simple volasodorigi printempon.
mercredi 22 août 2012
Sacré Tonnerre
Début juillet 2012 est décédé Michel TONNERRE.
Enfant de Groix, auteur talentueux, il est à l’origine de nombreux chants de marins.
Ces quelques mots lui sont dédiés.
Enfant de Groix, auteur talentueux, il est à l’origine de nombreux chants de marins.
Ces quelques mots lui sont dédiés.
Groix peut pleurer, sacré Tonnerre.son vieux pirate un peu bourru,frère de la côte, marin poète,le grand Michel, a disparu.De Macao à La Barbade,Iles lointaines et caboulots,par ses refrains et ses audaceschantait la vie des matelots.Le vent est bon, sacré Tonnerre.comme tu savais saisir l’instant,et par l’esprit de la bourlingue,tu écumais tes océans.Tu es parti, sacré Tonnerre.en nous laissant un beau sillage,T’es parti pour le grand voyage,celui dont on ne r’vient jamais.Mais t’as laissé, sacré Tonnerre,une bordée d’rimes au fond des coeurs.le p’tit garcon ou bien Talberg,le gabier noir ont nos faveurs.Nous n’t’oublierons, sacré Tonnerre,et nous boirons à l’amitié.nous viderons, face à la merun quart de rhum à ta santé.
dimanche 26 juillet 2009
Allez captaine
Allez Captaine fait pas ton fierpaye donc ton coup, c’est pas souventjuste un p’tit verre, une petite bièreen souvenir du bon vieux temps
On a tous deux, des nuits entièressubi le froid dans nos cabanset les doigts gourds, sur nos visièresscruté la mer, maudit le vent.
On a tiré sur des aussièresà la manoeuvre par tous les tempsou main sur main sur des filièresmouillé des nasses sur les grands bancs
vie de matelot, vie de misèrele dos brisé, le froid, le vent.j’ai pas voulu suivre ces amersj’ai pas comme toi serré les dents
J’ai dérapé, j’en suis pas fierA Pontaniou j’ai fait mon tempsje chauffe mes os au grand soleilJ’ai connu l’ombre bien trop longtemps
Mais toi mon vieux, t’as l’air prospèretu mènes ta barque loin des brisantst’es un notable, d’allure altière,un des messieurs de l’armement
Alors Captaine fait pas ton fierpaye moi un coup, c’est pas souventjuste un p’tit rhum, une dernière bièreen souvenir du mécréant.
mardi 2 juin 2009
La bêche et le crayon
Il est de cette terre de marais et brumesou le ciel et la pluie se cotoient sans finou la tourbe assèchée dans l’âtre se consumeou l’aigrette se pose au soleil du matin
Il hume par gourmandise les matins qui embaumentl’odeur des copeaux, celle du goudron fraisadmire les coques des chalands au dessus des chaumes,écoutant les maillets des calfats du marais
Il avait fui la ville, ses symboles et ses mursfait le choix du marais, la mer des briérons.allant dire à la ville qu’il n’en aura plus cure,Qu’il vivra désormais des fruits de sa passion
croire en son destin en semant la patureet forcer le chemin par le flot du crayon .marier par le verbe l’essence des cultures,manier par passion la bêche et le crayon.
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