vendredi 15 juin 2007

A Turennes, pour embarquer

Julienne DAVID est née aux "Places", un lieu-dit de Saint-Mars-du-Desert vers 1773/1774. Elle s’engagea comme corsaire sous le nom de Jacques DAVID. Faite prisonnière, elle fut déportée sur un ponton-prison anglais. Au bout de 8 ans, un prisonnier ayant révèlé son sexe, ses geôliers la libérèrent. Revenue en France, elle exercea divers métiers sous le nom de "jacquot". Elle fut notamment jardinier, roulier, et garçon d’écurie. Elle est décédée le 26 janvier 1843. Une rue de Nantes porte son nom


Née à Saint-mars auprès de Nantes
Fille d’une terre d’arrière pays
Petite Julienne dès son enfance
Rêve déjà, désobéit

REFRAIN
* Longues années dans les geôles anglaises
* Longues années de petits métiers
* Captain julienne de retour à Nantes,
* Au quai Turennes veux réembarquer’’

Ne peut se voir en paysanne
Dans une vie déjà tracée
Mais aborder d’autres rivages
Courrir les mers, se dépasser.

Une femme ne peut les armes prendre
Et embarquer pour guerroyer
Un autre nom et sans attendre
Pour "Jacques David" s’est décidé.

Embarque à Nantes à 17 ans
Pour combattre face à l’anglais
sur une frégate, sur un corsaire
Qui à la course vient d’être armé

L’ile feydeau, vaisseau de pierre
Tes quais ont bien changé
Duguay-Trouin ou bien Turennes
Sont maintenant de vertes allées.

Puisque sur l’herbe les bateaux poussent
Et qu’en rêve vient la marée.
Jacquot part avec le flot
Même les pêcheries peuvent appareiller


dimanche 27 mai 2007

Port Lavigne

Village niché au creux d’un grand port
Endroit, perdu, presque oublié
au coeur d’une île de l’avant-port
au creux d’un bras presque comblé.
C’était le refuge des grands voiliers
L’espace ultime pour l’évitage
A l’abri du fleuve sauvage
De ses courants et ses dangers
A l’automne les roux foisonnent
s’entassent et parent de brun et d’or
Les rives de l’ile de cheviré

jeudi 17 mai 2007

Nous tiendrons table nouvelle

Nous tiendrons table nouvelle,
Et fêterons la rose en ces lieux,
Quand reviendront bonnes nouvelles.
Gardons nos coeurs pour d’autres cieux.

Nous tiendrons table nouvelle,
A tout espoir je ne sursois.
Je crois en l’homme libre et rebelle
qui refuse le chacun pour soi.

Nous tiendrons table nouvelle,
Ferons place nette des jours passés.
Et en allant à l’essentiel
Reconstruirons la société.

Nous tiendrons table nouvelle,
Accueillerons les opprimés.
La vague qui enfle sera belle,
Et même Royal en vérité.

Ce n'était qu'un jeu

Ce n’était qu’un jeu,
tu le disais toi-même,
un peu un baptème,
se croire courageux.

un monde fabuleux,
des plaisirs intenses
sensations planantes,
le mirage du "rêve bleu"

se croire un demi-dieu,
et serrer un foulard,
mais pas colin-maillard,
beaucoup plus dangereux.

Il a suffit qu’une fois
le noeud se resserre ...
tes yeux se fermèrent
pour la dernière fois.

dimanche 6 mai 2007

Panier de crabes

Ils sont venus par la marée
Pour se montrer avec confiance
Ils sont venus comme attirés
par le pouvoir, par la puissance.

Ils sont venus nous expliquer
Qu’ils sont plus beaux, qu’ils sont plus forts
Qu’il nous faut les écouter
Entre leurs mains est notre sort.

Ils sont venus dans le panier
Pour faire un sort à l’inconsciente.
ils sont venus pour pérorer
Pour étaler leur suffisance.

Ils sont venus chercher pitance
Chercher leurs sièges de députés
Ils sont venus pour faire bombance
avoir leur dû et leur duché.

J’en ai assez de ce panier
Des crabes qui trichent, des crabes qui mentent.
J’en ai assez des crustacés
Ils finiront à l’eau bouillante

mardi 14 novembre 2006

C"est là le pays de Bretagne

Voyez près d’une mer sauvage
Nos écueils, nos grands rochers,
Que le vent, les vagues, ou l’orage
Frappent mais ne peuvent coucher
C’est là le pays de Bretagne,
Où l’on fila jadis le lin,
Au fond de la moindre campagne,
Pour la rançon de Du Guesclin.
C’est le pays des éclaircies,
Landes d’ajoncs et de rochers ;
C’est un diamant serti
Dans un dur granit incrusté
Taiseux, durs à la peine,
Sont les hommes de ces contrées.
Marins de Sein ou de Molène
Artistes, paysans, ouvriers.
Celtes fiers de votre culture
D’une histoire parfois déniée
Vivez sans crainte le futur
Changez la vie, la société
Refusez la forfaiture,

Que rien de vous corrompt
Plutôt la mort que la souillure,
C’est la devise des Bretons.

vendredi 2 juin 2006

Maisons

maison de pierre bravant le temps
maison ouverte à tous les vents
maison-amer guidant doucement
Les bateaux fous loin des brisants.